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Eizo Kuromaku, examen ANBU

Han Naoe

Fiche du shinobi
Point de vie:
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Points de chakra:
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Points RP:
Points RPValeur
Points Sociaux800
Points de Combat500
Points de Mission520
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Han Naoe
Membre
Messages : 263
Date d'inscription : 28/09/2013
Mar 20 Oct 2015 - 21:29
Han Naoe
On trouve, entre autres, trois avantages distincts aux régimes politiques théocratiques : on dispose d’une religion que l'on impose aux habitants, dont ceux-ci ne se plaignent généralement pas et qui les tiens tranquille selon un code moral précis et qui les fait accepter n’importe quelles doctrines et lois du gouvernement et dans certains cas les fanatise même à leur dirigeant ; les classes les plus riches bénéficient d’avantages, par exemple une main mise sur certains secteurs commerciaux ou une exemption d’impôts, en échange d’une fidélité au gouvernement ; et enfin les élites intellectuelles sont maintenues dans le rang par une autorité intellectuelle rattachée au gouvernement qui les surveille de près. Cependant, un seul ennemi venant de l'intérieur peut se prouver mortel face à ce type de gouvernance : les intellectuels qui n’ont rien à gagner en prenant part dans ce système car ils ne font ni partie de la noblesse ni d’une organisation régie par l’autorité intellectuelle précédemment citée. Et ces intellectuels s'opposent au chef car ils méprisent l’obscurantisme dont il fait usage, et qu’ils en font les frais.

C’était notamment le cas de Kozoki Nuraka. Issu d’une famille de paysans du pays de la Terre, il avait travaillé, et ce dès ses seize ans, en tant que majordome dans une famille de petite noblesse résidant dans son village. Il avait réussi à avoir ce travail car, en plus d’avoir appris à lire grâce à ses parents, seuls lettrés du peuple dans son village, il avait étudié seul l’étiquette de la noblesse ainsi que la prononciation des mots selon l’accent d’Iwa, et s’était ainsi débarrassé de son patois natal. Il avait signé son contrat avec la noblesse avec en tant que paiement seulement la moitié du salaire normal, mais un accès libre à la bibliothèque du manoir, la lecture étant sa grande passion. Là, où il avait travaillé pendant dix années consécutives, il avait pu lire les grands philosophes, avait accumulé savoir après savoir, et surtout appris à aimer le monde dans lequel il vivait : le Daimyo n’était pas tyrannique, et le pays était prospère. Cependant, cette belle époque de sa vie arriva à son terme. Les nouvelles de la mort des membres du conseil des anciens et de l’assassinat du Daimyo de la terre parvinrent deux semaines suivant les faits dans le village dans lequel habitait Kozoki. Les habitants avaient été quelques mois auparavant visités par un missionnaire de la religion prêchée par un certain Izuru Shiro, un Shinobi d’Iwa très respecté, et avaient tous été convaincus de se convertir. Quant à Izuru Shiro, il n’était alors qu’un Shinobi ; mais cela avait changé puisque c’était lui qui avait mené le coup d’Etat à Iwa.

Ces nouvelles donc provoquèrent deux réactions chez les villageois : d’une part, ils furent transportés de joie : leur religion avait vaincue l’établissement Shinobi du Pays de la Terre. En effet, ils étaient fanatisés à ce point. Kozoki Nuraka, malgré ses origines paysannes, était loin d'apprécier la nouvelle, mais que pouvait-il faire, lui, simple, majordome ? Il n’avait donc fait que broyer du noir à cette annonce. Cependant, tout ceci ne fit pas qu’en rester là : qu’ils en reçurent l’ordre ou non, les villageois prirent les armes, décidés faire eux-mêmes leur propre révolution, et à réduire en cendre le manoir du seigneur de leur village.

Il y eut un court combat entre les paysans et les quelques gardes de la propriété du noble, qui résultat en la défaite de ces derniers.  Le noble ,lui, tenta de s’enfuir avec sa famille, mais ils furent vite rattrapés par les assaillants, qui le firent exécuter lui, sa femme, et ses deux enfants le lendemain en place publique.

Kozoki Nuraka, lui, était parvenu à s’échapper avec l’aide du capitaine de la garde, un quadragénaire aux cheveux grisâtres, à la peau bronzée et arborant une cicatrice sur la joue, portant le nom de Ryuunosuke Shifu, également ancien membre de l’Anbu d’Iwa. Suite à cela, les deux hommes parcoururent  le pays pour se rendre à Iwa. Ils partageaient une haine commune pour le nouveau gouvernement, et cherchaient vengeance pour leur seigneur… Et leur famille, dans le cas de Kozoki : le soir de l’attaque, son propre père, fanatisé, avait essayé de le tuer, mais il avait été sauvé in-extremis par l’ex-Anbu. Un problème se posait: que pouvaient-ils faire face à leur ennemi, dirigeant de toute une armée, eux, un ninja et un homme incapable de combattre ?

Mais Kozoki élabora vite un plan.

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«  Cela fait trois semaines précisément qu’ont commencées les séries d’attaques sur des convois en partance ou à destination d’Iwa sur lesquelles on vous a briefé, Juunin. Au début, les convois en question n’étaient que des convois marchands, alors l’ANBU a cru à des attaques de bandits, bien qu'étrangement renseignées. Cependant, lorsque les convois ciblés commencèrent à être des convois sinon militaires, au moins très bien protégés, nous en sommes arrivés à la conclusion que ce ne pouvaient être de simples pilleurs derrière toutes ces attaques. On a là clairement affaire à un ennemi bien plus souple et qui a, sans doute par de l’espionnage, accès à des informations sensées être accessibles seulement aux hautes instances du gouvernement. Cet ennemi n’est pas à prendre à la légère, et puisque l’on ne peut plus s’assurer de l’intégrité de l’ANBU, nous avons élaboré le plan suivant : l’ANBU concentrera ses efforts à la protection des convois, pendant qu’un autre parti dont on peut être sûr de la fidélité doit découvrir la véritable nature de notre ennemi, c’est-à-dire le cerveau de l’opération, et dénouer son réseau d’espion, ou leur réseau d’espion, s’il s’agit de plusieurs individus ; en bref, les éliminer. C’est là votre mission, Eizo Kuromaku, vous qui nous avez été recommandé par le Tsuchikage en personne. Nous avons par ailleurs identifié la taupe, un membre de la basse noblesse d’Iwa qui est actuellement à l’un des plus hauts postes de l’administration du Pays de la Terre. Nous ne l’avons pas arrêté ni fait savoir qu’il a été démasqué, ceci premièrement car nous avons des raisons de penser que l’ennemi dispose d’autres taupes, notamment au sein même de l’ANBU comme dit précédemment, et également car, en le suivant ou en fouillant sa demeure, vous aurez des chances de trouver la base de l’ennemi. Bonne chance, et que Sa lumière guide vos pas. »

Une fois avoir relu le petit parchemin contenant mes ordres de mission et l'avoir rangé dans une des pochettes en cuir de ma ceinture, -il y a pas à dire, ces tenues d’ANBU sont vraiment pratiques-, je saisi une petite longue vue, la déplia, et regarda à travers afin d’observer l’une des maisons en contrebas (j’étais alors allongé à plat-ventre sur un toit), son entrée faisant face à ma direction. Cela faisait quelques jours que j’avais commencé cette mission, et le soir même où elle me fut confiée, une fois avoir récupéré l’équipement adéquat, c’est-à-dire un wakizashi, deux bombes fumigènes, deux bombes lumineuses et quelques kunai, j’étais allé fouiller le manoir de la taupe dont parlent mes ordres de missions.

Dans une petite pièce verrouillée (laquelle j’avais par la suite réussi à ouvrir en dérobant la clé au propriétaire endormi), contenant seulement un bureau en bois, j’avais trouvé une information très précieuse : une carte de la ville où étaient notées plusieurs emplacements, une dizaine, dans tout Iwa. Me saisissant d’une carte vierge que j’avais emporté avec moi au cas où, je recopiais les informations récupérées, et reposant tout à sa place, comme si je n’étais jamais venu, j’étais reparti la liste en poche. Depuis, chaque jour et habillé en civil je venais scruter un des endroits notés sur la carte, regarder les environs, quels types de personnes fréquentaient le lieu le jour, et repérer à quel endroit je pourrais me placer pour observer secrètement le bâtiment le soir venu. Je dormais le reste de la journée.

Et justement, la nuit, après avoir confirmé une quelconque activité suspecte dans l’endroit, je passais à l’action, silencieusement. Avant même que les occupants ne pussent se rendre compte qu’ils étaient attaqués, ils étaient déjà tous morts. Tout se déroulait toujours pour le mieux… à un détail prés.

Je ne trouvais jamais rien dans ces prétendus centres d’opération. Ce n’est pas qu’il y avait eu une quelconque information en ce lieu qui avait été ensuite détruite, non, c’est qu’il n’y en avait juste jamais eu à ces endroits. Même mes victimes, gardes ou apparents dignitaires de ce réseau, n’avaient rien sur eux. Après deux jours de raids inutiles, j’avais tenté de garder certains hommes en vie pour ensuite les interroger, mais cela se trouvait être à chaque fois inutile, certains d’entre eux se donnaient la mort en avalant du poison avant même que je ne puisse leur poser une seule question, tandis que d’autres se trouvaient  être de la même utilité qu’un fil de canne à pêche sectionné à des pêcheurs : ils ne savaient rien de leurs supérieurs, et ne faisaient qu’exécuter les ordres délivrés par un intermédiaire qui ne venait les voir que quelques soirs par semaine, et qui n’annonçait jamais les soirs de son passage. J’avais cependant appris le mode de fonctionnement du réseau : ces cellules recevaient chacune à leur tour des informations de la part d’une des taupes, puis les transmettaient à l’intermédiaire qui lui-même les relayaient à son commandement. Un système ingénieux et intelligemment produit, je me retrouvais opposé à une personne ou à un groupe de personnes réellement intelligents.

A partir de cinq attaques échouées, ma mission se compliqua fortement : mes ennemis se savaient visés, quoi que pas précisément par qui. Le jour précédent ce jour-là, je n’avais rien pu faire, puisque le lieu que j’avais planifié de supprimer s’était trouvé être totalement désert. Ils commençaient à changer d'emplacements les cellules, et je devais ainsi absolument changer de manière de procéder, car je n’avais aucun moyen de récupérer de nouvelles informations sur les emplacements des bases ennemies. Ce que j’avais donc fait ce soir-là, c’était voyager dans toute la ville, pour observer les cellules auxquelles je ne m’étais pas encore intéressé, afin d’en trouver une qui n’avait pas encore été évacuée. Et je me retrouvais dès lors en face de l’une d’elle. Il était fort probable que l’ordre d’évacuation leur soit donné cette nuit-là ou le lendemain, occasion qui me permettrait de mettre la main sur l’un de leurs intermédiaires, qui me permettrait de remonter jusqu’au cerveau de l'organisation… Mais avant cela, il me fallait préparer le terrain pour accueillir l’intermédiaire en question. C’était quitte ou double : s’il ne passait pas ce soir-là, je me serais débarrassé d’hommes inutilement et il me serait impossible de connaître les emplacements suivant des cellules tout de suite, cela prendrait des mois et cette affaire d’espionnage continuerait. Mais s’il passait ce soir-là, la même nuit je pourrais mettre fin à tout le réseau… souriant légèrement, je rangeai la petite longue-vue dans une de mes poches, et je plaçais sur mon visage un des masques caractérisant habituellement les membres de l’ANBU ; celui-ci représentant un visage de chat, souligné de traits bleu ciel.  

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Rapidement, aussi visible qu’une ombre, je me déplaçais de toits en toits, jusqu’à arriver sur celui de mon bâtiment cible, tout ceci en silence. Je me plaçai sur l’un des rebords du toit, celui de la façade sur laquelle se trouve l’entrée, et me penchant j’observais cette dernière. Elle était gardée par un homme que je ne pouvais détailler à cause de l’obscurité, mais son dos illuminé par la lumière filtrée depuis les fenêtres de la maison le révélait comme portant une armure sous une cape et armé d’une Yari au manche noir. Souriant sous mon masque blanc, je pris une inspiration, dégaina doucement mon Wakizashi accroché dans mon dos, et je sautais sur l’homme, la pointe de mon arme dirigée vers le bas. Alors que j’arrivais juste au-dessus de lui, j’enfonçais la pointe de mon sabre entre sa clavicule et son omoplate droite. Très rapidement, je plaçais ma main sur sa bouche pour l’empêcher de crier, d’abord accroché à son dos comme un singe pour me réceptionner, et ensuite posant les pieds au sol afin de maintenir le garde mort debout pour éviter qu’en chutant brutalement, son armure ne fasse du bruit. Doucement, je l’étendais au sol. Cela accompli, je regardais à travers une des deux fenêtres adjacentes à la porte pour observer si les hommes à l’intérieurs se doutaient de quoi que ce soit. Je découvrais quatre types dans la pièce à vivre, un garde habillé de la même façon que le précédent, et deux hommes ainsi qu’une femme vêtus de kimonos aux couleurs ternes, tous silencieux, et qui avaient l’air nerveux. Aucun n’avait l’air de se douter de quoi que ce soit. Bien.

J’entrouvris légèrement la porte, ce qui attira l’attention des personnes présentes dans la pièce, avant de lancer une de mes bombes lumineuse à l’intérieur. La bombe détonna, relâchant dans la pièce un grand flash lumineux. M’étant abrité de l’explosion de lumière en m’adossant au mur, d’un bond je me relevais, j’ouvrais complètement la porte d’un coup de pied, avant de pénétrer dans la pièce et de profiter de la confusion pour éliminer chacune de mes cibles d’un coup d’épée dans la gorge ou dans la poitrine, ce sans qu’ils ne puissent se défendre. En une minute, tout était fini.

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Je ne savais pas quand l’intermédiaire devait passer, si toutefois il devait passer ce soir-là. Mon plan à partir de là était de cacher les corps au premier étage de la maison, et de récupérer l’attirail de l’un des gardes ainsi que l’une de leurs armes pour prendre la place de la sentinelle à l’extérieur de la maison, et ainsi embusquer l’intermédiaire avant même qu’il ne sache ce qui lui arrive. Je m’exécutais donc, et rangeais les corps dans une chambre inoccupée à l’étage, et dépouillait un des gardes de son attirail, avant de partir attendre à l’extérieur, comme si de rien n’était.

Après une bonne heure d’attente, j’aperçu une silhouette atterrir en plein milieu de la ruelle. Oui, atterrir. La silhouette venait des toits, c’était sans aucun doute un Shinobi. J’étais à moitié soulagé : mon pari avait payé. Au plus la silhouette approchait vers la lumière projetée par les sources de lumière de l'intérieur de la maison, au plus je pouvais la détailler : l’homme qui servait d’intermédiaire portait une tenue d’ANBU, similaire à celle que l’on m’avait donné pour cette mission, ainsi qu’un masque de renard blanc et marron, et un wakizashi accroché à son dos. Il enleva son masque, ou du moins le plaça sur le côté de sa tête afin que son visage soit visible, et il arriva à quelques mètres devant moi, ceci d’une démarche pressée. Cet homme était dangereux, s’il s’apercevait d’un seul détail suspicieux, il n’aurait aucun mal à se débarrasser de moi. Je devais le tuer au plus vite. Tant pis s’il devait transmettre les ordres oralement.

« Eh bien, tout est calme ce soir. Mais réglons vite cette histoire, je dépose vite fait les parchemins et je repars, les hauts-gradés de l’ANBU sont sur le pied de guerre, et s’ils s’aperçoivent que je ne suis en fait pas là où ils peuvent me surveiller, je ne don-»

Soulagé que mon action ne fasse pas échouer ma mission, en un quart de secondes je me plaçais à bonne distance afin de le frapper de la Yari volée au garde. Je l’atteignis à l’épaule gauche, et même son temps de réaction hors norme et sa vitesse bien supérieure à la mienne ne lui permirent que d’éviter un coup fatal à la gorge. J’enfonçais la lance dans la plaie le plus possible avant de la lâcher, pour saisir un de mes kunai, que j’avais gardés au cas où dans une sacoche attachée à ma ceinture, pour le lui lancer. Il profita du temps que je mis à récupérer la pointe de métal pour retirer d’un coup sec la Yari de son épaule, ainsi que pour éviter d’un pas de côté le projectile. Je n’en attendais pas moins d’un ANBU. Cependant, son action était futile, puisque je lui en relançais un deuxième, qu’il dévia en dégainant rapidement son Wakizashi, avant de reculer de quelques mètres en un saut. Mais je ne lui laissais pas le luxe d’atterrir sur le sol, d’autant plus que je le voyais en train d’essayer d’effectuer des mudras de sa main droite après avoir lâché son Wakizashi. Je sautais donc rapidement vers lui, après avoir dégainé mon propre Wakizashi que j’avais dissimulé dans mon dos, et je le tuais simplement d’un coup à la base de la gorge.

Nous retombâmes tous deux aux sols, et moi, reprenant mon souffle, je m’empressais de fouiller les sacoches de l’ANBU mort. J’y trouvais un parchemin, qui me permettrait ce soir de mettre fin à toute cette histoire d’espionnage : un message disant « Venez au plus vite nous rencontrer au quartier général. Là, nous vous indiquerons où relocaliser votre cellule – François-Marie V. »; ainsi qu’une carte, montrant l’emplacement de leur quartier général. Me débarrassant de l’attirail du garde, je me mis en route vers le lieu indiqué, en me déplaçant silencieusement sur les toits.

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Le voyage avait été purement silencieux et d’une simplicité absolue, le vent ne soufflait pas et je n’avais comme compagnon que la lune. Ce n’était pas après tout comme si mes ennemis contrôlaient l’entièreté de la ville et qu’il me fallait en permanence fuir d’innombrables adversaires.  

J’atteins ma destination en quelques minutes seulement, celle-ci n’étant située en fait qu’à quelques pâtés de maison de la cellule de laquelle je venais. Je me positionnais sur un toit près de ce que je devinai être le bâtiment que je cherchais, ayant entre temps remis mon masque d’ANBU. Reprenant à nouveau ma petite lunette que je dépliais, j’observais attentivement la façade de l'immeuble cible, haut de trois étages. L’entrée était constituée d’une seule porte, gardée par deux types en armure, dont un plutôt costaud et mesurant deux têtes de plus que le second. Plusieurs autres gardes, au moins dix, patrouillaient la rue en contrebas. Egalement, deux sentinelles équipées d’arcs montaient la garde sur le toit, et ils ne m’avaient pas repéré. Quant à l’intérieur du bâtiment, seules les vitres du second étage dégageaient de la lumière. J’estimais que cela était ma destination. Cependant, et évidemment, je n’allais ni renter par la porte d’entrée, ni par la fenêtre du second étage. Je n’avais, et je n’ai toujours, aucun doute quant à ma capacité à gérer autant de non-shinobi en même temps, mais s’ils donnaient l’alerte, leurs supérieurs auraient le temps de s’enfuir avant que je ne puisse arriver jusqu’à eux. Mais au final, tout ceci sentait le piège à plein nez, l’endroit était bien trop gardé et aurait pu attirer les soupçons de n’importe qui… Pour des adversaires aussi intelligents et prudents que les miens, ce ne pouvait être qu’un guet-apens. Mais un guet-apens qui constituait ma seule piste, je n’avais donc pas ‘autre choix que de me précipiter dans la gueule du loup.

Je décidais donc de tenter un saut de ma position à travers la ruelle, jusqu’au petit balcon du premier étage. Si j’étais suffisamment rapide et discret, les gardes n’auraient pas le temps de me voir, et ils ne pourraient pas non plus m’entendre.

Ainsi, je m’exécutais, et j’effectuais ledit saut jusque sur le balcon, ceci sans problèmes, et je restais sans bouger quelques secondes afin d’écouter les réactions des gardes. Aucun n’avait l’air de m’avoir repéré. Discrètement, je me hissais à l’intérieur par la baie vitrée déjà ouverte, et à pas de loups, je progressais dans ce qui se trouvaient être des bureaux, et ce dans le noir absolu. Je trouvais vite les escaliers qui me permettraient de monter jusqu’au deuxième étage.

Je restais un moment en haut des escaliers pour observer du mieux possible la salle. Celle-ci était remplie de bureaux alignés en trois rangées comme dans la précédente pièce, ainsi je ne voyais rien du fond de la salle, mais elle paraissait presque vide. M’avançant prudemment jusqu’au bout de l’une des rangées, celle la plus proche de moi, et me penchant discrètement,  j’observais ce qu’il y avait près des fenêtres. Un homme, aux courts cheveux grisâtres et à la peau foncée, assis à un grand bureau dos aux fenêtres, et qui semblait affairé à lire divers dossiers. Il portait des vêtements d’ANBU, mais étrangement il n’avait pas l’air de faire partie du groupe, car les vêtements avaient l’air vieux et usés, et la cuirasse était décorée d'une croix rouge. Cet homme était accompagné d’un deuxième, un jeune aux cheveux noirs, mi- longs, qui retombaient de part et d’autres de son visage, et au teint pâle, se tenant, lui, debout à la gauche du bureau, et habillé de la même armure que les gardes. J’avais l’impression de me tenir devant le cerveau de l’affaire.

Me déplaçant le long de la rangée de bureau, et ce avec le plus de délicatesse du monde afin de ne pouvoir ni être vu ni être entendu, j’atteins vite le bout de la rangée. Bien, les hommes ne semblaient pas m’avoir remarqué. Doucement, je pris un de mes kunai (dégainer mon Wakizashi ferait trop de bruit), et d’un seul coup, je me relevais, me propulsait sur le bureau, et m’en servit de tremplin pour parcourir le plus vite possible les quelques mètres me séparant de ma cible, et j’ajustais mon kunai afin  de pouvoir frapper dans la tempe de ma cible.

Mon coup semblait imparable ; et mes adversaires eurent à peine le temps de se rendre compte de mon existence ! J’y étais, c’était la fin de mon dur labeur !

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Mais tout ne se passa pas aussi bien que je l’imaginais. Après tout, j’étais face à un ennemi de la puissance d’un ANBU. Il n’eut pas le temps de parer mon coup, ou de le dévier. Non, il décida de le recevoir ; mais ceci là où il avait décidé de le recevoir. Il plaça sa main droite sur la trajectoire de mon arme. Celle-ci pénétra la protection de sa tenue, ainsi que sa chair, sans problème. Comme s’il ne ressentait pas la douleur de sa blessure, il me regarda une demi-seconde, en souriant. Et durant ce laps de temps, il s’était relevé, et de son autre poing, tenta de m’asséner un coup de poing de son autre main. Surpris par la tournure des événements, j’eus du mal à éviter l’attaque, et je n’y parvins que de peu, ceci en lâchant mon arme et en me laissant retomber sur le sol, avant de m’éloigner rapidement de mon adversaire, augmentant la distance entre nous jusqu’à parvenir au mur, derrière moi. En deux secondes, j’étais en position de combat, mon Wakizashi dégainé, regardant à travers mon masque mon adversaire. Celui-ci paraissait absolument détendu, et il dit à son subalterne :

« Shinji, l’assassin a mordu à l’hameçon. Tu peux aller dire à tout le monde de ranger leurs affaires, et de se rendre là où est François. »

Le dénommé Shinji acquiesça sans ne rien dire, et se dépêcha de quitter la salle. Son patron, qui s’était au final révélé comme n’étant pas le cerveau de toute l’opération, poursuivit ensuite en me regardant.

« Il n’empêche, un agent de l’ANBU… étrange. Mes contacts ne m’ont prévenu d’aucune mission de ce type… c’est sans doute quelque chose que les hauts gradés ont organisés de leur côté… Soit, ça ne fait aucune différence, puisque je vais t’écraser. »

Il dégaina un katana dont le fourreau pendait à sa ceinture. J’étais conscient de la puissance de mon adversaire, et de la probabilité de ma mort prochaine. Mais je gardais un calme exemplaire, et une concentration absolue.

« Suta no… shikensu ! »

Au moment même où il bougeât un de ses pieds, ma main qui ne tenait pas le Wakizashi se précipita pour attraper une de mes bombes de fumée dans ma sacoche, et je fis un pas de côté tout en lâchant cette bombe, qui ne tarda pas à répandre dans la salle un épais nuage blanc. J’entendis la lame de mon adversaire percuter… non, on aurait dit trancher net, le mur de pierre, mais je ne m’arrêtais pas pour le constater, et je profitais de la couverture de l’écran de fumée pour me précipiter vers les escaliers, descendant au premier étage ; au passage je défonçais rapidement l’interrupteur électrique de la pièce. Là, je me dépêchais de trouver une cachette, qui se révéla être derrière un des bureaux, on ne change pas une équipe qui gagne. Je ne pouvais pas gagner en affrontant directement mon adversaire et ça je le savais très bien. Il fallait donc que je mise tout sur un effet de surprise et une embuscade.

Quelques secondes après m’être caché, j’entendis quelqu’un descendre les escaliers vers cet étage, et ce très calmement. Une fois que « l’ANBU » eut atteint le bas de l’escalier, il arrêta d’avancer. Sans doute prenait-il un peu de temps pour constater l’état de l’interrupteur et pour jauger la salle avant de se mettre à me chercher. J’étais caché derrière le troisième bureau à partir de l’entrée de la salle, celui de la seconde rangée.

C’est lorsque mon ennemi se mit à inspecter les bureaux de la première rangée que je mis mon plan à exécution. Mon Wakizashi dans une main et un kunai dans l’autre, je me hissais sur le bureau derrière lequel je m’étais caché, et fonçant vers mon ennemi en courant, et non pas en sautant comme je l’avais fait quelques minutes auparavant, je lançais mon kunai sur ce dernier, qui bien sûr le dévia avec son arme sans problème, mais cette action me lassait le temps de me rapprocher de lui un peu plus. Je le vis ensuite orienter sa lame vers moi, alors que je n’étais plus très loin de lui. Il souriait légèrement.

« Rakki no Kogeki ! »

Alors même que j’entamais d’esquiver en me laissant retomber sur le sol, comme je l’avais prévu, ceci en me disant que l’action de mon adversaire confirmait mes soupçons quant à sa maîtrise de la technique de l’épée, je senti une vive douleur à ma main, mon avant-bras, mon biceps et mon épaule gauche. C’était une technique redoutable que mon ennemi venait d’employer, et j’y serais sans doute resté si je n'avais pas entamé mon mouvement d’esquive avant même qu’il n’ait lancé le coup. Mais je n’avais pas le temps de penser à ce genre de choses.

Glissant sur le sol de pierre jusque contre le bureau devant lequel se tenait mon ennemi, je rassemblais mes forces, en faisant fi de la douleur autant que faire se peut, et je renversais le bureau sur mon adversaire. J’entendis celui-ci faire un pas en arrière, et donner un grand coup de pied au bureau pour le repousser. Il fut étonné un couple de secondes de ne pas me trouver là où j’étais auparavant, car j’avais profité de ma diversion pour le contourner rapidement par la gauche, passant près du bureau voisin, et tenter de l’attaquer avec mon Wakizashi. Sachant très bien qu’il aurait largement l’occasion de parer mon coup, j’avais orienté mon attaque vers sa gorge, et comme je l’avais prévu, il exécuta très rapidement un mouvement d’attaque circulaire avec son sabre pour dévier mon coup, ceci en se tournant vers moi, toujours surpris.

Mais au dernier moment, je changeais de cible, et je visais un de ses poignets. Il n’avait pas l’occasion de rediriger son coup ou de tenter d’esquiver à ce point-là, et d’un mouvement net, je lui tranchais sa main droite, déjà blessée. Il sembla étouffer un cri, avant de lâcher sa prise sur son sabre avec sa main gauche, même s’il savait sans doute qu’au final cela lui serait inutile puisqu’il n’aurait pas le temps d’effectuer de mudras, et d’un mouvement aussi rapide que le premier, je lui tranchais la main gauche, avant de le pousser au sol et de l’y maintenir en posant mon pied sur son torse. Menaçant sa tête de mon Wakizashi, je lui dis simplement :

« Où est ton chef ? »

Lui, respirant fortement, le visage suant répliqua difficilement :

« Je savais que qui que ce soit qui était… derrière ces attaques avait toutes les chances de me vaincre… Tu veux savoir où est François ? Tu l’as devant toi… Le second du moins…. Celui qui a organisé le réseau… Kozoki Nuraka… qui donnait ses ordres sous le nom de François-Maire… Tu l’as tué lors de ta… deuxième attaque… Il se faisait passer pour un membre régulier de l’organisation… Sa paranoïa a fini par le perdre… Depuis… j’ai pris la tête du réseau à sa place… Mais je sais que je n’ai pas le tiers de ses compétences… tôt ou tard… tout se serait effondré… et je n’aurais rien pu y faire…»

J’avais du mal à le croire. Tout semblait trop parfait dans ce qu’il disait. J’aurais tué son chef ? Ce sans m’en apercevoir ? Ce qu’il disait était cohérent, mais je doutais fortement de la véracité de ses dires… cependant cela importait peu, que ce qu’il dise soit vrai ou faux, je n’y pouvais rien, et il fallait m’en contenter. Mais, n’ayant rien à y perdre, j’entaillai de ma lame à plusieurs reprises ses bras, et entre deux râles de douleurs il me répétait qu’il disait la vérité. Je décidais donc de passer à autre chose.

« Dans ce cas, ou as-tu envoyé tes subalternes ? Tu leur a bien dit d’aller rejoindre François. »

Il me répondit directement :

« J’ai fait… un pari… Je les envoyés à un endroit où ils seront découverts dès le matin… Si je ne les y rejoins pas… »

Mes blessures recommencèrent à ce moment à me faire mal, j’étais en retombée d’adrénaline, et avant de pitoyablement commencer à me rouler sur le sol de douleur, j’assommais mon ennemi. Il avait perdu énormément de sang, et j’osais espérer qu’il ne mourrait pas avant que j’ai pu le ramener aux chefs de l’ANBU pour un interrogatoire. Tentant le tout pour le tout, j’arrachais des bouts de tissus de sa tenue pour les nouer en tant que garrot à ses coudes, ceci n’empêcherait pas son sang de couler mais en réduirait fortement la quantité se déversant sur le sol.

Avançant péniblement en tenant mes blessures, je laissais le corps inanimé à sa place, et je montais à l’étage pour fouiller son bureau. J’y trouvais une liste de noms, ninjas et civils confondus (dont certains barrés, et j’y reconnaissais la quasi-totalité de mes victimes) des membres du réseau, et pliant le papier je le fourrais dans une de mes sacoches. Après avoir à mon tour déchiré des bouts de tissus de ma tenue pour en faire des bandages de fortune, tant bien que mal je soulevais l’homme pour pouvoir le transporter, et je quittais d’abord le bâtiment, puis la ruelle pour enfin atteindre, avec mon bagage continuant lentement à se vider de son sang, l’endroit où j’étais sensé rapporter l’accomplissement de ma mission une fois celle-ci terminée, dans une petite rue avoisinant la grande place devant le palais du Tsuchikage. Je déposais à l’homme envoyé pour me rencontrer « l’ANBU » en train de mourir, ainsi que la liste trouvée dans son bureau. Les dernières choses que j’ai entendues de cette affaire furent que les civils et ANBUs soi-disant impliqués dans le réseau furent tous arrêtés et interrogés, et que les gardes du bâtiment que j’avais attaqué furent effectivement retrouvés le matin-même devant la porte de la ville, tout en armes, semblant attendre quelqu’un qui n’était au final jamais venu.

Ne serait-ce que sur ce point, je pouvais donc être sûr que mon adversaire m’avait en effet dit la vérité. Quant à lui, il est naturellement mort de ses blessures.



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Mar 20 Oct 2015 - 21:56
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Validé, c'est très bien, même si tes talents de marionnettistes auraient put être mis en avant



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Ashley Nitsu

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Dim 1 Nov 2015 - 17:34
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Je te change de groupe, Eizo. Bienvenue parmi les Anbu. Very Happy



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